Arrivée hier soir 23h05 à l’aéroport International de Delhi.
Vision impressionnante avant l’atterrissage tandis que l’avion survole la ville. Des milliers de lumières sous nos pieds, 12 millions d’habitants se cachent dans cette immensité. Sortie de l’avion, la chaleur se fait progressivement sentir tandis que nous nous dirigeons vers la sortie. L’atmosphère est un peu lourde et une odeur d’épices mélangée à de la sueur se répand dans l’aéroport mais ça reste moins surprenant que ce que j’imaginais. Quelques mètres plus loin, nous sommes contrôlés par une ribambelles d’hommes et de femmes avec leur masque bleu, qui tentent de savoir si oui ou non, nous allons ramener le virus H1N1 sur le territoire. A priori pas en ce qui me concerne, c’est ce que j’ai répondu à leur questionnaire. Il y a des hommes qui semblent-ils avaient plus de chance de le ramener car nous passons près de ce qui semble être une chambre d’isolement avec à l’intérieur plusieurs personnes avec des masques en train de se faire ausculter. Ouf ! Je peux aller récupérer mon bagage pour moi l’étape santé s’arrête là ! Une fois celui-ci en ma possession, je me dirige vers la sortie où familles et taxis attendent les arrivants. Je commence à comprendre le sens du mot « crowded (ndlr : rempli de monde) » dont on m’a si souvent parlé à propos de l’Inde. Plus d’une centaine de personnes sont tournés vers les passagers, certains brandissent des pancartes, d’autres scrutent juste des yeux la personne tant attendue. Vous imaginez facilement que trouver mon nom inscrit sur une pancarte (avec une chance incroyable qu’il ait été écorché au passage) va se révéler être une opération délicate. J’arrive presque au bout de la foule et je n’ai pas vu une seule pancarte à mon nom…mais heureusement quelques pas plus tard je reconnais mon prénom porté par une dame. Je dois quand même vous dire qu’à la base je cherchais plutôt un homme puisque j’imaginais que le taxi serait venu seul. En réalité, c’était ma propriétaire en personne qui était venue me chercher puisque « c’est votre 1ère fois en Inde m’a-t-elle dit ». On sort alors de l’aéroport et je commence à percevoir une caractéristique particulièrement propre au pays du Sud et en particulier à l’Inde : « le foutoir ». Des voitures roulent dans tous les sens et les klaxons y vont de bon cœur, il me semble avoir lu que l’Inde est un des pays où le nombre d’accidentés de la route en ville est le plus important. Quelques minutes dans la voiture et je comprends assez vite pourquoi, les gens roulent très collés, les gros camions côtoient les minuscules rickshaw et tout ça dans un désordre le plus total. Le conducteur du taxi passe au rouge et s’insère à la va vite entre deux voitures sans même avoir mis son clignotant. Un peu plus loin dans les ruelles, il klaxonne piétons, scooters et voitures pour signifier qu’il est derrière, qu’il va tourner… De mon appartement où je vous écris ce matin en attendant ma proprio, je comprend que le klaxon est véritablement d’usage commun, on l’entend au moins une fois par minute. Pour finir sur mon trajet en voiture, je reste collée à la vitre, admirant la diversité qui s’offre déjà à moi. Depuis l’aéroport, nous empruntant des grandes voies rapides qui longent des bidonvilles tout d’abord. Cela ressemble à des campements : de grandes planches ou rondins de bois à la verticale supportent une toile qui sert de plafond, des lumières sont allumés et les couleurs sont chaudes malgré l’aspect sommaire de l’installation. Ensuite, nous arrivons dans le Sud de Delhi et traversons South Extension, les bâtiments se font plus hauts et presque neufs, des petits immeubles qu’on pourrait presque définir de pavillons côtoient des grands buildings commerciaux. Nous nous rapprochons de Lajpat Nagar où se trouve mon appartement et tandis que nous sommes arrêtées à un feu, un petit garçon de 5-6 ans environ s’approche de la voiture. Il a les yeux fermés, comme si ils avaient été brûlés, et nous tend des ballons. J’hésite et ne sait pas trop quelle attitude adopter, le regarder ou pas ? Le chauffeur descend la fenêtre puis la remonte, qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Tandis que je m’interroge il a déjà redémarré. Nous arrivons à l’appartement, le quartier est plutôt calme mais c’est normal puisque c’est la nuit m’explique la propriétaire , la journée c’est « crowded » (tiens encore celui-là) avec des voitures dans tous les sens et des gens partout. Nous avons tout de même croisé sur le chemin des gens dormant un peu partout : sur une charrette, sur une chaise, et d’autres regroupés à discuter. Je découvre l’appartement (vous avez une photo de la pièce principale). Les couleurs sont chaudes et la décoration est vraiment sympa, je sens que je vais me plaire ici. Je vous montrerais des photos de la chambre plus tard. Je vous laisse avec ces premières impressions à chaud, j’attends la propriétaire pour signer le contrat et je m’aventure dans la jungle indienne cet après-midi, à la recherche d’une banque et d’un petit peu de nourriture.
Un p'tit coucou après quelques journée de taf assez rude...
RépondreSupprimerJuste pour te dire que le blog est dans les favoris, que je jetterai un oeil régulièrement sur ces p'tites tranches de vie.
En tout cas l'appart à l'air vraiment sympa, j'imagine que ça doit rassurer d'avoir un chez soi soigné.
Bisous