mardi 30 juin 2009

La mousson est arrivée...


J + 20...

Tout se passe bien, j'ai presque pris le rythme Rickshaw-Boulot- Resto :) - Dodo.
Ce week-end c'était Birthday party à l'appart (en tenue indienne s'il vous plait : Kurta + Bindi + Bracelets indiens) avec toute une ribambelle d'expats et quelques indiens samedi soir sous 45 ° C à cause d'un problème de clim....
Puis Dimanche (début de la mousson...) et promenade dans le Lodi Garden.

Quelques photos...





mardi 23 juin 2009

Humayun's tumb et Qutub minar : quelques photos

Samedi : Promenade bien agréable en fin d'après-midi à la Humayun's Tumb
Bon j'avoue les indiens sont vraiment fans des mausolées (monument funéraire), ça peut paraitre un peu glauque quand on y pense mais à chaque fois, les bâtiments sont à couper le soufle !! En réalité, la mort chez les indiens est vue comme une continuité de la vie...par conséquent, ils ne voient pas de raison de se priver d'une aussi belle demeure !

Du calme, de la verdure... un pur moment bien savouré !








Dimanche : Visite du Qutub Minar !!

samedi 20 juin 2009

Une semaine déjà...

Voilà déjà un peu plus d'une semaine que je suis arrivée en Inde.

Tant de choses se sont déjà passées, j'ai l'impression de vivre dans une autre dimension et que la notion de temps n'existe plus. Mon quotidien des 6 mois à venir s'est un peu précisé avec mon stage qui a commencé ce lundi. Je vais au travail en autorickshaw : un drôle de petit engin 3 roues à moteur conduit par un chauffeur, plus ou moins drôle et filou selon les cas. En une semaine, j'ai déjà eu le droit à plusieurs petites anecdotes que je suis obligée de vous faire partager. Tout d'abord, à chaque fois que tu arrives, tu commences par leur indiquer l'endroit où tu veux te rendre. Parfois, pour je ne sais quelle raison, ils disent tout simplement "non". En gros, il n'est pas intéressé mais tu ne sais pas pourquoi. Alors forcément t'as envie de lui crier dessus et de lui demander si ta tête ne lui revient pas ou si il aime pas les étrangers mais bon, tu passes ton chemin et continue à marcher pour en trouver un autre. Entre temps, bien évidemment, tu as déjà failli te faire écarteler par une moto, un cyclerickshaw (les mêmes petits conducteurs mais en plus courageux...et donc en moins rapides généralement), deux voitures et au moins un rickshaw. Pleine d'espoir tu lui fais signe quand même (ben oui tu n'es pas rancunière, il t'a quand même laissé en vie!) et là enfin un conducteur pour qui ton faciès de française semble pas être une difficulté. "Savitri Nagar ? Ok." Bon il te reste encore à négocier férocement le tarif de la course et te voilà finalement dans l'engin de malheur. La course n'est pas tranquille comme on pourrait le croire, peu de chance que tu t'endormes entre les klaxons à tout va, les nids de poule et puis le meilleur... le chauffeur n'a quasiment aucune idée de l'endroit où tu souhaites te rendre. Au choix, soit avec un peu de chance, il s'arrête alors tous les 5 mètres pour demander sa route, soit il se tourne carrément vers toi en demandant si il doit tourner à droite ou à gauche. Là la chose commence vraiment à devenir drôle, puisque si lui, monsieur bien gentil qui passe sa journée à circuler dans Delhi, ne connaît pas les rues alors toi fraiche expatriée, tu es complètement larguée. J'ai presque parfois envie de lui demander si on est encore à Delhi. Et puis parfois la course tourne en discussion de café (bon c'est tu ne comprends que la moitié de ce qu'il te dit après l'avoir fait répéter 5 fois, puisqu'il te baragouine un hindi-anglais à l'accent bien exotique). Le dernier en date, a même cru avoir trouvé une future femme. Pas de chance, aussitôt mon flair détectait l'embrouille, que je me suis retrouvée mariée depuis 2 ans avec en projet de faire des enfants bientôt. Et là l'Inde revient en force, quand il te demande (pour la 4e fois mais passons...) : arrange mariage or love mariage ? Ah oui c'est vrai... la culture indienne. ! Eh bien non mr le conducteur de rickshaw ce genre de pratique n'est pas vraiment dans les moeurs en France. Voilà comment après un début de journée mouvementée j'arrive enfin dans le petit "Village" (quartier de New-Delhi en réalité) de Savitri Nagar. Comme vous aurez pu le comprendre, je partais donc de chez moi cette semaine à 9h15 le matin, pour un trajet qui ne devait me prendre en réalité qu'à peine 15 minutes, ne sachant pas à quelle heure j'allais bien pouvoir arriver à destination. Autant parfois tout se passait bien et j'étais donc en avance, autant parfois par désespoir, je lui disais de me laisser là et je déambulais dans les rues en demandant cette fois-ci moi-même mon chemin.

10h. Je suis donc arrivée au boulot. Je travaille pour une société française implantée un peu partout en Asie qui fait du Management de la qualité en Inde. Pour des raisons de confidentialité, je ne vais pas beaucoup m'étendre sur le sujet de mon travail sur ce blog mais pour vous dresser un peu le portrait de ma mission.... Je suis chargée de développement commercial & marketing pour le marché indien. Je dois dans un 1er temps effectué une étude sur le potentiel de développement et les axes à privilégier. Pour cela je rencontre des institutionnels, des transporteurs et différentes entreprises et clients. Mon 1er rendez-vous est Lundi avec la Mission économique de Delhi. Après l'étude, je serais chargée des Relations publiques (organisation d'un salon, participations à des rencontres business organisés par la Chambre de commerce franco-indienne...) et de la prospection commerciale (l'idée étant dans la mesure du possible de trouver de nouveaux clients). Voilà en résumé ma mission. Le bureau de Delhi est composé principalement d'employés indiens et du responsable de bureau, un français installé en Inde depuis plus de 10 ans. Je fais des horaires plutôt correctes (10h-19h) mais sans pause le midi, ce qui rend la journée bien épuisante. Ici les 45h sont un minimum et la plupart sont bien au delà de ce quota.

Voilà quelques nouvelles, il y aurait tant d'autres choses à raconter mais j'ai peur que si les post sont trop longs vous ne les lisiez même plus :)

J'espère que tout va bien de votre côté. Pour les Grenoblois et Parisiens (et peut-être les autres aussi d'ailleurs), j'imagine que vous fêtez la musique aujourd'hui !!!

A suivre...






vendredi 19 juin 2009

Taj Mahaaaal...les photos !



Voici les photos du Taj Mahal que je n'avais toujours pas mis en ligne...
Juste pour vous resituer un peu le contexte : le Taj Mahal est un des plus beaux héritages de l'empire Moghol (c'est une des 7 merveilles du Monde!!!!!!). C'est un mausolé construit par l'empereur moghol Shâh Jahan en mémoire de son épouse qui mourrut en donnant naissance à leur 14e enfant.

Je m'attendais à quelque chose d'impressionnant et de beau mais c'est bien la 1e fois que je découvre un monument aussi beau en vrai que sur la carte postale. Ici pas besoin de retouche photo, le bâtiment tout en marbre blanc se détache merveilleusement du paysage et c'est époustouflant. Je vous laisse admirer....


NB :
- Photo avec les 2 indiens avec qui nous sommes partis en week-end : Vous voyez comment je m'intègre bien !! La petite tache beige entre mes deux yeux, je suis pas encore devenue sâle, c'est simplement mon 3e oeil (je suis sûre vous voilà rassurée...!). C'est une pâte à base de santal appliquée entre les 2 yeux, censée protéger notre 3e oeil (qui constitue la connaissance de soi). C'est l'indienne avec qui nous avons passée le week-end qui nous a fait partagée cette coûtume. Ca sent bon et si ça protège ma connaissance de moi, je suis pour !!! :)
- La dernière photo est celle de la rivière Yamunâ que l'on aperçoit depuis le Taj Mahal : La Yamunâ est, après le Gange, le cours d'eau le plus sacré en Inde. D'après la tradition, ceux qui prennent un bain dans les eaux saintes du fleuve ne craignent pas la mort.

lundi 15 juin 2009

Agra et le Taj Mahaaaaaaaal






Samedi nous sommes donc partis à 5h du matin direction Agra. La ville n'est située qu'à 200km mais ici on ne perçoit pas les distances de la même façon et il faut donc compter entre 4 et 5 heures pour rejoindre notre destination. Je suis finalement plutôt enchantée par cette perspective : autant de temps pour admirer le paysage et découvrir la culture indienne en discutant avec les indiens qui nous conduisent.
Le traffic est toujours très intense et c'est dans un foutoir incroyable que l'on voit le paysage défiler : les klaxons fonctionnent toujours à plein régime je comprend très vite que ce ne sont pas du tout un signe d'énervement comme on a l'habitude de le voir en France, les voitures se dépassent par la droite, par la gauche, parfois 3 voitures se partagent la chaussée et souvent il en faut peu pour qu'ils ne rentrent pas en collision. En plus, la plupart des rickshaw que l'on croise sont remplis à ras bord (entre 5 et 6 personnes dans ces tous petits bouiboui !!). Le voyage se déroule sans encombre et le moment le plus drôle se situe certainement quand nous voyons tout à coup, la portière de la jeep devant nous s'ouvrir et le passager cracher sur la route. Si vous ne le saviez pas, les Indiens crachent à longueur de temps un peu partout, moins que les Chinois apparement, mais les épices semblent tout de même encourager cela !! Nous passons aussi devant de grands champs de culture où l'on aperçoit des femmes voilées et des hommes travailler. A., l'indienne qui nous accompagne, nous explique que dans les villages et campagnes, les femmes mariées portent fréquemment un voile en prolongation de leur sari sur la tête qui recouvre donc intégralement leur visage pour réserver sa vision à leur mari. On lui rétorque alors qu'elles ne doivent rien y voir et elle nous dit qu'elles sont censées regarder le sol ou voient un peu à travers pour certaines... Arrivée à Agra, la ville est bondée de voitures et de personnes en tout genre et ne présente pas vraiment pas d'intérêt particulier. Nous nous dirigeons donc vers le Mausolée d'Akbar à Sikandra. C'est un mausolée qui date de l'empire Monghol construit par Sikandra en 1603. Il est entourée d'un superbe parc où l'on peut observer pleins d'animaux : des paons, des écureuils, des biches, des gazelles...

Je vous fais un billet dans les jours à venir sur la suite de nos visites avec le Taj Mahal....



vendredi 12 juin 2009

Beaucoup de choses à partager en si peu de temps. Comme vous vous en doutez nous en prenons pleins les yeux, le nez et j'en passe. Mon après-midi de découverte du quartier a été particulièrement enrichissante. J'avais décliné la proposition de la propriétaire de me montrer les lieux qu'elle connaissait pour me familiariser moi même avec les environs. Quitte à me perdre dans un dédale de petites rues, autant l'avoir fait de manière volontaire...!
Je prend vite conscience que je vis dans un quartier spécialisé dans la réparation de voitures et motos. Tous les 100 mètres, on trouve de petites boutiques aux devantures poussiéreuses qui vendent des pièces détachés de mécanique ou d'électronique. Les ruelles sont pleines d'hommes dans tous les coins, qui s'affairent à la réparation, guettent les clients depuis l'intérieur de leur magasin ou tout simplement se baladent et s'arrêtent de temps à autre pour discuter. Les femmes sont rares dans le quartier mais les quelques unes que je croise porte le traditionnel Sari et se déplacent quasiment toujours à plusieurs. Ces activités seraient plutôt familières, si il n'y avait l'activité des voitures, motos, rickshaw et autorickshaw qui se croisent dans tous les sens et klaxonnent à tout va. C'est un joyeux foutoir comme je vous l'ai dit dans lequel le piéton doit faire preuve d'une importante vigilance pour avancer, étant donné qu'il n'y a pas de trottoirs ! Bref à force d'avancer dans ses ruelles tous les sens en alerte, je me retrouve à "Lajpat Nagar Market". Ici, on retrouve un peu l'ambiance des souks du Magrheb, des petites échoppes de part et d'autres proposent des vêtements, de la nourriture. A la différence près et il faut tout de même le dire, qu'ici le touriste étranger n'est pas le 1er client. Heureusement d'ailleurs car en une après-midi, je compte sur les doigts d'une mains les non-indiens que j'ai pu croiser ! Bref, j'étais tout de même à la recherche d'une banque et j'aperçois après ce marché artisanal, une suite de magasins à l'apparence bien plus familière et un centre commercial. Je vais donc tente de retirer de l'argent et vu que je peinais à faire marcher le distributeur, le jeune indien derrière moi me vient en aide. Qu'ils sont sympatiques me dis-je alors !! En effet sympas, mais quelques mètres plus loin en resortant voilà qu'il vient m'aborder pour me demander d'où je viens et ce que je fais en France. Ces questions apparaitraient a priori anodines si ce n'est que très vite il me demande si je suis mariée !! Du tac au tac, je répond "Oui" et il ose tout de même me dire "Oh on ne dirait pas" !!!Non mais dis donc monsieur...!!

Voilà un petit aperçu de ma promenade dans mon quartier, pas de photos car j'ai préféré commencer ma visite sans appareil mais ça viendra dans les semaines à venir. Je n'ai rien acheté à manger et je me nourris encore avec les biscuits de l'aéroport car parmis toutes ces devantures douteuses et poussiéreuses, j'ai du mal à faire mon choix !!! Samedi matin, je pars pour Agra en direction du Taj Mahal pour visiter les lieux avec une voisine expatriée et des amis indiens... A suivre...

Bienvenue à Delhi....

Arrivée hier soir 23h05 à l’aéroport International de Delhi.

Vision impressionnante avant l’atterrissage tandis que l’avion survole la ville. Des milliers de lumières sous nos pieds, 12 millions d’habitants se cachent dans cette immensité. Sortie de l’avion, la chaleur se fait progressivement sentir tandis que nous nous dirigeons vers la sortie. L’atmosphère est un peu lourde et une odeur d’épices mélangée à de la sueur se répand dans l’aéroport mais ça reste moins surprenant que ce que j’imaginais. Quelques mètres plus loin, nous sommes contrôlés par une ribambelles d’hommes et de femmes avec leur masque bleu, qui tentent de savoir si oui ou non, nous allons ramener le virus H1N1 sur le territoire. A priori pas en ce qui me concerne, c’est ce que j’ai répondu à leur questionnaire. Il y a des hommes qui semblent-ils avaient plus de chance de le ramener car nous passons près de ce qui semble être une chambre d’isolement avec à l’intérieur plusieurs personnes avec des masques en train de se faire ausculter. Ouf ! Je peux aller récupérer mon bagage pour moi l’étape santé s’arrête là ! Une fois celui-ci en ma possession, je me dirige vers la sortie où familles et taxis attendent les arrivants. Je commence à comprendre le sens du mot « crowded (ndlr : rempli de monde) » dont on m’a si souvent parlé à propos de l’Inde. Plus d’une centaine de personnes sont tournés vers les passagers, certains brandissent des pancartes, d’autres scrutent juste des yeux la personne tant attendue. Vous imaginez facilement que trouver mon nom inscrit sur une pancarte (avec une chance incroyable qu’il ait été écorché au passage) va se révéler être une opération délicate. J’arrive presque au bout de la foule et je n’ai pas vu une seule pancarte à mon nom…mais heureusement quelques pas plus tard je reconnais mon prénom porté par une dame. Je dois quand même vous dire qu’à la base je cherchais plutôt un homme puisque j’imaginais que le taxi serait venu seul. En réalité, c’était ma propriétaire en personne qui était venue me chercher puisque « c’est votre 1ère fois en Inde m’a-t-elle dit ». On sort alors de l’aéroport et je commence à percevoir une caractéristique particulièrement propre au pays du Sud et en particulier à l’Inde : « le foutoir ». Des voitures roulent dans tous les sens et les klaxons y vont de bon cœur, il me semble avoir lu que l’Inde est un des pays où le nombre d’accidentés de la route en ville est le plus important. Quelques minutes dans la voiture et je comprends assez vite pourquoi, les gens roulent très collés, les gros camions côtoient les minuscules rickshaw et tout ça dans un désordre le plus total. Le conducteur du taxi passe au rouge et s’insère à la va vite entre deux voitures sans même avoir mis son clignotant. Un peu plus loin dans les ruelles, il klaxonne piétons, scooters et voitures pour signifier qu’il est derrière, qu’il va tourner… De mon appartement où je vous écris ce matin en attendant ma proprio, je comprend que le klaxon est véritablement d’usage commun, on l’entend au moins une fois par minute. Pour finir sur mon trajet en voiture, je reste collée à la vitre, admirant la diversité qui s’offre déjà à moi. Depuis l’aéroport, nous empruntant des grandes voies rapides qui longent des bidonvilles tout d’abord. Cela ressemble à des campements : de grandes planches ou rondins de bois à la verticale supportent une toile qui sert de plafond, des lumières sont allumés et les couleurs sont chaudes malgré l’aspect sommaire de l’installation. Ensuite, nous arrivons dans le Sud de Delhi et traversons South Extension, les bâtiments se font plus hauts et presque neufs, des petits immeubles qu’on pourrait presque définir de pavillons côtoient des grands buildings commerciaux. Nous nous rapprochons de Lajpat Nagar où se trouve mon appartement et tandis que nous sommes arrêtées à un feu, un petit garçon de 5-6 ans environ s’approche de la voiture. Il a les yeux fermés, comme si ils avaient été brûlés, et nous tend des ballons. J’hésite et ne sait pas trop quelle attitude adopter, le regarder ou pas ? Le chauffeur descend la fenêtre puis la remonte, qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Tandis que je m’interroge il a déjà redémarré. Nous arrivons à l’appartement, le quartier est plutôt calme mais c’est normal puisque c’est la nuit m’explique la propriétaire , la journée c’est « crowded » (tiens encore celui-là) avec des voitures dans tous les sens et des gens partout. Nous avons tout de même croisé sur le chemin des gens dormant un peu partout : sur une charrette, sur une chaise, et d’autres regroupés à discuter. Je découvre l’appartement (vous avez une photo de la pièce principale). Les couleurs sont chaudes et la décoration est vraiment sympa, je sens que je vais me plaire ici. Je vous montrerais des photos de la chambre plus tard. Je vous laisse avec ces premières impressions à chaud, j’attends la propriétaire pour signer le contrat et je m’aventure dans la jungle indienne cet après-midi, à la recherche d’une banque et d’un petit peu de nourriture.

dimanche 7 juin 2009

J-4 : Le temps des projections

Burnin’ and lootin’ – Bob Marley & the Wailers



Je viens de passer la soirée avec Marie au Bazoom. Dernière soirée avec une des personnes les plus importantes. Beaucoup d’émotions. Impression d’évoluer dans une réalité parallèle : savoir l’avenir aussi différent… je ne sais plus vraiment où je me situe entre ce présent si confortable et cet avenir inconnu, mystérieux et forcément donc incroyablement attirant. Je pense à mon retour en décembre et à tous les moments que je pourrais partager avec ces gens qui me manquent déjà. Besoin de me rassurer, de savoir qu’ils seront toujours là, que les choses ne seront pas si différentes. Je commence à sentir le stress monter, je pense à l’avion qui décolle, au sol qui s’éloigne. Le plus dur se situera probablement à cet instant : entre le présent et l’avenir, entre la France et l’Inde.


Je repense à la porte du coucou qui s’ouvre à 4000 km d’altitude, et à cet instant, on se demande pourquoi donc a-t-on de telles envies ? Pourquoi va-t-on chercher de telles aventures ?

…pour la suite justement, pour les sensations dans les airs et pour l’atterissage…