mardi 13 octobre 2009

Mais j'étais sur la route...


Parce que depuis le temps que j’y pense, ce post mérite que je lui accorde quelques minutes. Au menu aujourd’hui, petite liste des choses incroyables, dingues, improbables, loufoques, inattendues, que l’on trouve sur les routes de Delhi ou plus exactement sur les « ring road » - sorte de périph à l’indienne :
- Des voitures qui roulent (on commence doucement) mais la particularité c’est qu’elles sont en nombre affolant (les embouteillages sont le lot quotidien et ce jusqu’à 22-23h)



- Des motos avec de 1 à 5 personnes dessus (Oui, Oui ! Je vous jure) qui vont du bébé de 3 mois dans les bras de sa mère au petit de 2-3 ans couché devant le conducteur sur le réservoir d’essence. En gros, toute la famille tient sur une moto avec la maman assise en amazone à l’arrière (Sari oblige !!). Tout cela, avec dans le meilleur des cas un casque porté par le conducteur.



- Des voitures arrêtées. Là ca devient plus sportif car toute personne ressentant le besoin de s’arrêter, ne prend pas la peine de se mettre sur le côté. Envie pressante (de faire pipi je précise, quoi que…), roue à changer, panne inconnue ou autres raisons que je n’ai peut-être pas eu l’occasion de saisir peut donner lieu à un arrêt en plein milieu de la route, sans warning ou autre élément de signalisation).



- Des portières qui s’ouvrent sur la route pour : cracher une bave rouge orangée provoquée par le tabac à chiquer dont les indiens raffolent ou se moucher…



- Des mendiants : souvent femmes et/ou enfants parfois contorsionnistes, joueurs de tambour ou blessés pour on ne sait quelle raison.



- Des vendeurs ambulants en tout genre : vendeur d’encens, de magasines, de livres, de quartiers de noix de coco et la palme reviendra à un vendeur près de South extension qui proposait aux automobilistes de les fournir en fausse barbe et moustache !!!!! Hum, oui ça peut servir… Je me demande bien s’il arrive à retirer quelques roupies de tout ça… !



- Des hommes à vélo ou simplement à pied qui tirent un attelage on ne sait combien de fois plus lourd que leur propre poids sur les flyover qui surplombent la ville.



Et puis tout un tas d’animaux : vaches principalement qui restent impassibles au milieu de la circulation, protégées par le caractère sacré que la religion hindoue leur a conféré, mais aussi éléphants et chameaux…





Je crois avoir fait le tour même si certaines incongruités m’ont certainement échappé, je complèterais au besoin. J-2 avant le Kerala, je vous embrasse tous fort et vous dit à dans 10 jours !!!

dimanche 4 octobre 2009

Jaisalmer, dernières heures -- Jodhpur (3/3)

Fin de journée à Jaisalmer à visiter le fort… nous sommes un peu fatigués et mes yeux ont du mal à se remettre du passage dans le désert (vent, sable, soleil + lentilles = mauvaise expérience), nous prenons donc le bus en fin d’après-midi pour gagner Jodhpur comme nous l’avions prévu et profitons de ce moment « tranquille » pour nous reposer. L’ambiance de la ville contraste radicalement avec le calme si appréciable de Jaisalmer.

Lundi, journée à Jodhpur. Nous partons en tout début de matinée pour visiter le fort avant que la chaleur ait raison de notre motivation. La chaleur est finalement déjà assommante (environ 38°C) alors qu’il n’est que 10h !! Heureusement, l’entrée dans le fort comprend un audioguide et nous voilà transportées dans l’histoire de ce fort qui compte parmi les mieux conservés de Jodhpur. Ensuite, nous gagnons le petit village de Mandore à une dizaine de kilomètres, il renferme la nécropole des Maharajas entourés de très beaux jardins. La journée se termine par une balade dans le marché agité de Jodhpur où nous mangeons les spécialités locales préparées directement dans la rue, le week-end a été éprouvant, nous n’avons plus froid aux yeux !










samedi 3 octobre 2009

Jaisalmer -- Jodhpur (2/3)


Nous partons ensuite pour le désert en Jeep à quelques kilomètres de Jaisalmer, à la recherche de nos chameliers et de leurs montures. Les étendues sont sauvages mais bien plus feuillues que ce que j’imaginais ! Enfin les premiers chameaux retrouvées, nous abandonnaient quatre des personnes qui nous accompagnaient. L’aventure s’annonce périlleuse, car à peine repartis, nous voyons la Japonaise tomber de son chameau… Je m’aventure à demander à notre hôte : « ah, euh, c’est fréquent ça ?! » et lui de me répondre « C’est parce qu’elle est japonaise ! ». Hum ok… Comme vous vous en doutez, la réponse ne nous satisfait pas vraiment mais nous comptons tout de même sur le fait qu’ils préfèrent aux japonaises, les jeunes européennes que nous sommes ! Allez en scelle !! La démarche est finalement plus aisée que prévue, nos chameaux ont l’air de bonne humeur et nous parcourons ce désert surprenant pendant quelques heures, les yeux tout ronds. Nous nous arrêtons en fin de journée près de dunes de sables, ce sera notre campement pour la nuit. Pendant que nous partons admirer le coucher de soleil, les chameliers font un feu et préparent le repas du soir. Un indien (qui a tout compris au business) est venu de la « ville » pour nous vendre des bières. Nous pensons alors que la vie est géniale et nous nous asseyons au sommet d’une dune, avec le coucher de soleil de qui nous fait face et une bière bien fraiche à la main. Rien de plus à dire….


















































Après avoir mangé un superbe repas indien fait au feu de bois, nous nous couchons sur des couvertures et admirons un ciel étoilé fantastique. Si nous avons passé du temps à discuter avec nos compagnons de voyages (2 stagiaires étrangers de Mumbai, 2 jeunes Américains en voyage, le Hollandais !), l’heure n’est plus aux bavardages mais à la contemplation (oui je sais je suis une poète hihi !). Nuit un peu agitée tout de même, car nous avons pu remarquer qu’un certain nombre de bêbettes se promènent dans le désert et je dois avouer que je n’ai pas dormi entièrement sereine… Eh oui toute aventurière a ses propres limites !


Réveil à 6h par nos chameliers, le soleil va se lever il faut se dépêcher si nous voulons profiter de la vue… Le moment est encore une fois parfait mais cette fois-ci, nous avons remplacé la bière par un chai bien chaud et nos yeux sont un peu moins ouverts… Après le petit déjeuner, nous retrouvons nos fidèles montures et nous sommes partis pour un petit village perdu en plein désert. Il apparait un peu surnaturel car les bâtisses sont propres et en parfait état. L’aventure désertique est bientôt finie…































Jaisalmer --- Jodhpur (Part 1/3)



Il y a une semaine, nous nous promenions à dos de chameaux dans le fameux désert du Thar, appelé aussi pays de la mort (woooh ça fout des frissons n’est-ce pas ?!). Il est temps de vous conter un peu ce week-end qui sera sans aucun doute un de mes plus beaux souvenirs indiens…
Tout d’abord, il faut que je vous précise que Caro et moi tenions vraiment à ce week-end à Jaisalmer et étant donné que c’était un week-end de 3jours, cela était un peu près la seule occasion de s’y rendre vu que Jaisalmer se trouve à plus de 800 km de Delhi. Les trains étaient bondés et nous avons du réserver, nos places en 2A ! Quesako allez-vous me dire ? Eh bien, 2A c’est assez simplement deux banquettes en bois qui se font face sur lesquels tu es censé t’asseoir à 4 mais qui au final, habitude indienne, tu te retrouves à 20 dans le compartiment. Nous voilà donc parties pour 17h de train sans autre possibilité que de rester assis aux côtés de ces 18 paires d’yeux qui nous scrutent comme d’étranges animaux sortis de nulle part. Heureusement, nous sommes de bonne humeur et en rigolons, nous avons tellement envie d’être là-bas que tout nous est supportable. D’ailleurs, nous avions anticipé la situation et nous avons emmené de quoi supporter le trajet : Ipod, livre, petite mélange de Old Monk (le rhum local ambré, délicieux !!!) et de quoi manger. Le train est chargé au maximum et des personnes se tiennent même les pieds sur les marches des portes du train, le corps dans le vide. Leur inconscience nous donne des frissons. Finalement, nous apprécions nos sièges…Durant la nuit, le train se décharge progressivement d’une partie de ses voyageurs et nous avons la chance de pouvoir nos allonger sur les grilles porte bagages pour essayer de nous reposer un peu ! Nous dormons quelques heures et arrivons enfin à Jaisalmer vers 13h30 . Entre temps nous avons eu la chance de faire la connaissance d’un Hollandais « Cornel », pour le moins étrange mais bien marrant, il sera donc notre compagnon de trek dans le désert. Quelques heures de répits avant de partir en Camel trip, en bonnes filles européennes que nous sommes, nous profitons avec Caro pour aller faire quelques emplettes dans une sympathique boutique de Jaisalmer : jupes en soie, écharpe et jolie kurta indienne, tout ça pour à peine 10 € J !! Nous visitons ensuite le lac de Jaisalmer, un vrai havre de paix où nous improvisons une séance photo ZEN.


































































Bundi, mon ami :)

Celui-ci était resté coincé sur mon ordinateur depuis déjà 2 semaines…alors vite un petit post !

Amis du soir, bonsoir ! Comme la faim vient en mangeant, je me dis que l'inspiration vient peut-être en écrivant... L'idée est donc de vous raconter notre petit séjour à Bundi du week-end dernier. Comme d'habitude, nous sommes donc partis vendredi soir pour une petite nuit de train en Sleeper Class mais à la différence cette fois-ci que nous avions une novice (Caroà avec nous qui n'avait encore jamais vu les trains indiens! J'avoue y être allé un peu fort pour une 1ère fois en réservant la class LOW Cost indienne mais finalement Caro n'a pas eu l'air plus choquée que ça et je ne crois pas trop me tromper en disant qu'elle est même arrivée à dormir. Encore une fois le train avait du retard pour changer. Mais honnêtement, plus ça va plus je me prend à apprécier ces moments assise à la porter du train à voir défiler les paysages la musique dans les oreilles. Eh oui, car chose tout de même bien surprenante pour nous, Européens, les portes des trains indiens restent ouvertes durant le trajet et d'ailleurs les gens n'hésitent pas à descendre sur la voie quand celui-ci s'arrête. Le service sécurité de la SNCF en aurait déjà de l'urticaire plein le corps c'est bien sur...

Nous arrivons donc à Bundi en fin de matinée et nous nous dirigeons directement dans notre haveli, vieux de plus de 200 ans dans lequel nous allons passer le week-end. Les gens sont d'une sympathie impressionnante et les lieux sont kitch à souhait mais très sympas :)
Vers 12h, malgré la tentative de nos hotes de nous en dissuader, nous décidons de partir visiter le fort et le palace de Bundi. La chaleur est étouffante mais nous grimpons avec énergie les remparts jusqu'au palace pour obtenir une vue superbe sur Bundi et toute la vallée. Les environs regorgent de lacs, de forets et Bundi est une magnifique petite ville tout en bleu. Le palace est plutôt bien conservé et surtout de magnifiques peintures peuvent encore être observées à de maints endroits. Nous imaginons les scénarios d'antan et le maharaja en prend pour son grade, pour sur sa vie ne pouvait être aussi fantastique que nous l'avons imaginé !
Nous continuons notre grimpette, cette fois-ci en direction du fort. Arrivé là-haut, le décor est pour le moins surprenant : pas un seul homme à l'horizon, des ruines qui dessinent un véritable labyrinthe et des branches et eaux stagnantes un peu partout... on comprend que Kipling soit venu ici trouver l'inspiration du Livre de la Jungle, nous on s'y croyait presque. Le plus drôle c'est qu'à force de tourner dans le fort, nous ne savons plus par où en sortir, et pour la 1e fois en Inde, pas une seule personne ni baya à qui demander notre chemin... on espère retrouver la route et un rickshaw qui puisse nous faire redescendre de la colline mais aucune route ne se dessine par ici... On repère tout de même un chemin qui semble nous mener à une antenne TV qui domine la ville. Ouf, enfin un signe de vie, quelques hommes gardent l'antenne et nous expliquent qu'il n'y a pas d'autres moyens de repartir que de faire le chemin en sens inverse. Après avoir rempli nos bouteilles d'une eau douteuse, un baya nous accompagne jusqu'au chemin qui nous mènera de nouveau à Bundi.L'après-midi a été bien fatiguante et une fois arrivés en bas, on se régale d'un délicieux lassi bien frais (aromatisé à la cardamome et au safran avec pleins de noix de cajou, de raisins secs... MIAM) sur le sol d'une petite boutique repérée à notre arrivée! Nous poursuivons la fin de journée avec une petite virée en rickshaw jusqu'à un palace abandonné au bord d'un lac. Le petit véhicule s'enfonce dans la campagne et pour changer, nous croisons plus de vaches sur la route que d'hommes. La journée se terminera avec une bière bien fraiche, sacrément méritée sur le toit de notre haveli, suivi un peu plus tard d'un succulent repas, préparé par nos hôtes.

Dimanche matin. 10h. Après un super petit déjeuner pris sur la terrasse de notre haveli, nous sommes pleinement motivés pour chevaucher nos motos (scooties :) et embarquons donc en direction de Bimlat, là où sont censées se cacher de fantastiques chutes d'eau. Le décor est époustouflant à longueur que nous avancons. Nous nous arrêtons au dernier Village sur la route pour acheter de quoi nous couvrir avec Caro (et oui le maillot à l'européenne c'est mal vu ici !) :une petite chemise d'homme et le tour sera joué! L'après-midi se déroule vraiment bien, si l'on occulte les regards intrusifs des indiens qui n'en reviennent pas de voir ces deux européennes à l'eau (pourtant comme je vous l'ai dit, nous ne sommes même pas en maillot...). Bref, entre plusieurs plongeons et quelques brasses dans l'eau bien fraiche, nous avons fini de tourner la pub pour le nouveau gel douche Ushaia et nous regagnons notre rickshaw pour rentrer à Bundi.
Le soir, nous sommes invités à manger par le propriétaire de notre haveli à l'occasion de la célébration de la mort du grand père. Cela tombe très bien, nous sommes affamés et notre train ne part que vers 23h! Nous voilà donc assis par terre à goûter les différentes délicieuses spécialités de nos hôtes, avec les doigts s'il vous plait !